Les spectateur.rice.s sont convié.e.s à un rassemblement orchestré par un mystérieux collectif : les Pénélopes. Un club de tricot, une réunion clandestine ou les prémices d’une manifestation : difficile de savoir ce qui se prépare. Parmi elles, Ariane prend la parole. Elle retrace des fragments de sa vie : son enfance auprès de sa grand-mère tricoteuse, son rejet du tricot à l’adolescence, puis son travail dans une usine textile en pleine transformation.
Chargée d’accompagner l’arrivée de machines capables de tricoter sans intervention humaine, Ariane se retrouve au cœur d’un bouleversement. Face à elle, des ouvrier.ère.s dont les gestes, patiemment acquis, deviennent soudain obsolètes.
Peu à peu, le tricot change de statut. D’activité silencieuse et domestique, il devient un espace de résistance. Face à la machine qui produit sans relâche, les corps reprennent le fil. Ils détricotent, défont, ralentissent. Et invitent le public à faire de même.